
Maison individuelle contemporaine à étage, 217 m² de surface de plancher, sur un terrain d'angle de bord de mer en centre-bourg. Deux volumes à toitures terrasses : un corps à étage, et une aile de plain-pied posée devant lui, qui abrite la suite parentale et le bureau. Entre les deux, une terrasse bois et un bassin de 5,00 × 3,00 m.
Le geste du projet tient en un mur. La maison est implantée sur deux limites, et ces deux murs-là sont aveugles : il n'y a pas d'autre choix. Toute la lumière se prend donc sur les deux faces restantes — et plutôt que d'en faire une façade ordinaire, l'angle du volume à étage est coupé à 45° sur 4,84 m et entièrement vitré, du sol au haut de l'étage. Le séjour de 59,50 m² et sa mezzanine se partagent ce pan de verre, qui regarde la terrasse, le bassin et le jardin. C'est une maison qui ne montre rien à la rue et tout au jardin.
Une contrainte retournée. Deux limites bâties, deux murs aveugles imposés : le projet en fait le socle d'un plan en chevron qui enferme un jardin à l'abri des regards, et concentre toutes les ouvertures sur ce jardin.
Un pan de verre de 4,84 m à 45°. Vitré sur les deux niveaux, il éclaire le séjour et la mezzanine du même geste et donne au volume sa silhouette.
Deux adresses dans la maison. La suite parentale, le bureau et la salle de bains occupent l'aile de plain-pied, à l'écart ; les chambres d'enfants sont à l'étage, autour du dégagement. L'entrée se fait par un porche en retrait, entre les deux.
Une maison de plain-pied accessible. Le rez-de-chaussée est entièrement dimensionné pour les aires de rotation de fauteuil : chaque pièce de vie, chaque salle d'eau et l'entrée en portent une au plan.
Un extérieur qui compte autant que l'intérieur. 93 m² de terrasse bois, un bassin, un local technique détaché pour ne rien laisser traîner, et 161 m² de plain-pied qui ouvrent directement dessus.





