
Sept petits logements locatifs identiques, rangés en deux bandes de plain-pied qui se font face de part et d'autre d'une allée de calcaire : d'un côté les entrées, de l'autre les jardins.
Le terrain est un long rectangle de plus de quinze cents mètres carrés en tissu pavillonnaire. Plutôt que d'y semer sept pavillons isolés, le projet les aligne en deux rangs parallèles et leur donne une adresse commune : une allée centrale de neuf mètres, bordée de haies, qui distribue toutes les portes et tous les stationnements.
Le gain est double. Chaque logement récupère, du côté opposé à son entrée, un jardin privatif entier au lieu d'un reste de terrain découpé : la façade jardin ne reçoit que deux ouvertures, une fenêtre et une grande baie coulissante toute hauteur, et une terrasse en bois s'y installe de plain-pied. Et l'opération se lit comme un hameau, pas comme un lotissement : deux longues couvertures continues en tuile romane canal ton vieilli, deux faîtages parallèles, des pignons ras qui coupent net la tuile sur une rive à sec.
Le module est le même sept fois, et c'est ce qui rend l'ensemble juste : 6,94 m sur 7,31 m intérieurs, exactement 50,73 m² de surface de plancher. Une chambre de 12,38 m² sur le jardin, une salle d'eau de 8,02 m² côté entrée, et un espace jour de 29,45 m² qui traverse toute la profondeur du logement, de la baie du jardin à la fenêtre de l'allée.
Une seule voirie pour sept logements : moins de sol imperméabilisé, et les quatorze places de stationnement regroupées en nappe à une extrémité au lieu d'être émiettées devant les portes.
Des jardins privatifs d'un seul tenant, sans vis-à-vis frontal : chaque jardin regarde vers l'extérieur de l'opération, pas vers le voisin d'en face.
Une lecture de hameau : deux longues toitures continues, des pignons aveugles aux abouts, aucun redent ni décrochement. C'est la simplicité du volume qui fait la tenue de l'ensemble.
Un module unique, donc un chantier répétitif et un coût de construction maîtrisé — l'argument central d'une opération destinée à la location.





